Camping

Selon l’étude Portrait de la pratique du camping au Québec – Édition 2025, réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton pour Camping Québec et soutenue financièrement par le ministère du Tourisme, plus de 2,27 millions de Québécois ont fait du camping au cours de la dernière année, soit plus d’une personne sur quatre. Cela représente environ 500 000 campeurs additionnels par rapport à 2021, alors que la précédente édition de l’étude faisait état de 1,77 million de pratiquants. Les perspectives demeurent par ailleurs favorables, puisque plus d’un million de Québécois affirment songer à commencer ou recommencer à pratiquer le camping au cours des trois prochaines années.

Le camping s’impose ainsi plus que jamais comme l’un des principaux moteurs du tourisme de proximité au Québec et comme un levier économique important pour les régions. Cette croissance est d’autant plus significative que l’année 2021 avait représenté une saison exceptionnelle pour le camping en raison des restrictions de voyage et de la fermeture des frontières. En 2025, dans un contexte où plusieurs Québécois ont de nouveau privilégié le tourisme de proximité au détriment des voyages vers les États-Unis, l’industrie a néanmoins surpassé les résultats observés en 2021. En tenant compte à la fois des dépenses touristiques des campeurs ainsi que des dépenses de fonctionnement et d’investissement des établissements, le secteur a enregistré une hausse de 10 % des dépenses totales générées et une croissance de 11 % de l’activité économique générée au Québec par rapport à 2021, résultant en retombées économiques totales de 1,115 G$. Ces résultats confirment que l’intérêt des Québécois pour le camping s’est maintenu au-delà du contexte exceptionnel de la pandémie. Et malgré cette popularité, il est important de rappeler que contrairement à la croyance populaire : il reste toujours de la place en cours de saison!

Plus de 1 G$ dépensés par les campeurs dans les régions en 2025

En 2025, la clientèle des campings québécois a généré plus de 1,008 G$ en dépenses touristiques hors camping dans les régions, notamment dans les épiceries, restaurants, stations-service, commerces et attraits touristiques situés à proximité des campings. Avec 552 $ de dépenses moyennes par séjour, les campeurs adultes ont généré 489,6 M$ en valeur ajoutée sur le PIB et 238,7 M$ en revenus gouvernementaux.

Plusieurs facteurs expliquent l’engouement soutenu pour le camping, qui répond notamment à une recherche de repos, de contact avec la nature, de temps précieux en famille, d’environnements propres et sécuritaires et de vacances abordables où chacun trouve son compte. Les activités les plus populaires pratiquées en camping demeurent la marche et la randonnée, le feu de camp et la baignade. Les campeurs sont également de plus en plus connectés : 77 % des voyageurs utilisent Internet pour planifier leurs séjours et effectuer leurs réservations.

L’étude met également en lumière une diversification et un rajeunissement de la clientèle, de même qu’une croissance des visiteurs à la journée et de la présence de clients issus des communautés culturelles. Par ailleurs, la proportion de campeurs provenant de l’extérieur du Québec atteint désormais 14 %, alors qu’elle n’avait historiquement jamais dépassé les 10 %. En plus d’inciter davantage de Québécois à séjourner ici et à maintenir leurs dépenses touristiques au Québec, l’industrie du camping contribue de plus en plus à générer de nouveaux revenus touristiques provenant de l’extérieur de la province.

Le camping favorise ainsi la vitalité économique des régions partout au Québec, en soutenant à la fois les commerces de proximité, l’offre touristique régionale et l’achalandage dans plusieurs municipalités.

Les campings québécois investissent massivement

En parallèle, les établissements de camping ont engagé 575,6 M$ en dépenses de fonctionnement et d’investissement en 2025. Cette somme comprend notamment les salaires, l’entretien et les opérations, les infrastructures, les équipements ainsi que les améliorations de l’expérience client. L’impact économique découlant de ces dépenses totalise 457,1 M$ en valeur ajoutée sur le PIB et 69,2 M$ en revenus pour les gouvernements. Ces investissements témoignent d’une industrie en transformation, qui modernise ses infrastructures, améliore continuellement l’expérience client et adapte son offre aux nouvelles attentes des campeurs.

En 2025, le Québec comptait 1 110 établissements de camping totalisant 125 000 emplacements. Ce nombre est passé à plus de 1 200 établissements en 2026 pour un total d’environ 135 000 emplacements. Le prêt-à-camper, toujours très populaire, poursuit également sa progression, avec 4 200 unités disponibles en 2025 contre 4 800 en 2026. Le nombre d’emplois directs et indirects annuellement soutenus par les dépenses cumulées des campings et des campeurs atteint 9 578.

Le camping fait partie des habitudes touristiques des Québécois depuis plusieurs générations, mais il faut également reconnaître aujourd’hui l’apport économique et social de plus de 1 200 établissements – dont 84 % sont privés – présents sur tout le territoire. Avec une moyenne de 113 emplacements, l’industrie québécoise du camping repose principalement sur des entreprises de petite taille qu’il faut soutenir et reconnaitre, en raison de leur rôle concret dans la vitalité de leur communauté.

« Ces résultats sont une grande source de fierté pour Camping Québec. Ils reflètent surtout le travail rigoureux des exploitants de camping partout au Québec, ainsi que l’énergie, les investissements et la passion qu’ils consacrent chaque jour à développer et maintenir une expérience de qualité pour les campeurs. L’industrie du camping demeure encore parfois sous-estimée malgré son importance pour les régions, et ses principaux enjeux méconnus. Nous espérons que ces données contribueront à mieux faire reconnaître l’apport économique et social des campings et à faciliter le travail des exploitants, notamment en matière d’accès au financement et de prise en compte de leur réalité par les instances politiques et économiques locales et régionales »souligne Julie Trahan, directrice générale de Camping Québec.

Pour en savoir davantage sur les caractéristiques et habitudes des campeurs québécois, les retombées économiques de l’industrie, le profil économique des campings, les tendances de consommation et l’évolution du secteur, le rapport complet Portrait de la pratique du camping au Québec – Édition 2025 est disponible sur le site de Camping Québec.

Source: Tourisme Express

Des cookies sont utilisés pour garantir le bon fonctionnement du site et son optimisation. Les renseignements recueillis nous permettent d’obtenir des mesures de l’audience, tels que le nombre de visiteurs, les pages les plus fréquentées et la technologie utilisée, dans une optique de statistiques et d’amélioration continue.