77 % des employés interrogés utilisent déjà l’IA au travail. Certains le font même sans aucun cadre établi par leur organisation. Plus surprenant encore : leur principale inquiétude n’est pas de perdre leur emploi. Voici ce que révèle le premier portrait du CQRHT sur les employés du tourisme face à l’IA.
source: https://tourismexpress.com/nouvelles/cqrht-ce-que-vos-employes-font-deja-avec-l-ia
Alors que les entreprises touristiques réfléchissent à la meilleure façon d’intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans leurs opérations, l’expérimentation est déjà bien entamée du côté des équipes. C’est l’un des constats qui ressort du rapport Les ressources humaines en tourisme à l’ère de l’IA, publié par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) à partir de sondages menés auprès de 149 entreprises et 204 employés de l’industrie dans le cadre de l’initiative Destination IA. Cet article met d’abord en lumière la perspective des employés de l’industrie touristique face à l’intelligence artificielle.
L’IA est entrée au travail avant les règles
Reculons d’à peine deux ans : on entendait parler de l’IA sans savoir que cette technologie s’intégrerait aussi rapidement à nos environnements de travail. Aujourd’hui, 77% des employés déclarent utiliser l’IA dans le cadre de leur travail, avec 8% supplémentaires qui souhaiteraient l’essayer. Autrement dit, c’est plus de huit travailleurs sur dix qui sont déjà concernés par le sujet, bien qu’ils ne soient pas tous formellement autorisés par leur employeur. D’ailleurs, c’est près d’un employé sur dix qui utilise l’IA sans aucun cadre, un phénomène connu sous le nom de shadow AI. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’un contournement des règles, mais de leur absence.
Non, ils n’ont pas peur de perdre leur emploi
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la crainte d’une perte d’emploi face à l’IA qui habite principalement les employés, mais plutôt la fiabilité des informations générées. Par ailleurs, leurs ambitions dépassent leurs usages actuels : ils identifient l’analyse de données et l’automatisation comme étant des applications prometteuses, ce qui rejoint la recherche de productivité mise de l’avant par les employeurs.
3 employés sur 4 demandent à être formés
Une politique d’utilisation représente une étape essentielle, sans pour autant remplacer la formation. Les experts consultés signalent d’ailleurs une fatigue potentielle des employés, liée au besoin de se mettre à jour continuellement. Former ne signifie donc pas tout enseigner d’un seul coup, mais offrir des repères clairs, réguliers et adaptés aux réalités du terrain. La demande, elle, est déjà exprimée : 72% des employés se disent intéressés à suivre une formation en intelligence artificielle.
Les deux premières fiches des faits saillants sont disponibles dès maintenant.